samedi 27 juin 2020

Causard ou Caussard Horloger du Roi suivant la Cour

Causard ou Caussard
Horloger du Roi, Suivant la Cour


M. de Noisy - Rechercher 113900_19904061_ceb8bf9a3c9be8a7410f24356ea50636
Cartel rocaille et sa console
fond vert en vernis Martin
Cadran signé CAUSARD Horloger du roi suivant la Cour.

cette signature d'horloger correspond à deux membres de la même famille.

Edme-Jean, né vers 1720 à Audeloncourt (haute-marne), horloger, installé rue Saint-Honoré à l'Hôtel d'Angleterre.
ouvrier libre avant 1745, il obtint la charge de Marchand Horloger Privilégié du Roi vers 1753.
A son décès le 14 aout 1780, son neveu et apprenti Jean-Baptiste Royer (mort après 1812) lui succéda à la cour.
Georges, son frère, né à Audeloncourt, reçu Maître horloger le 12 juillet 1770, fut actif jusqu'en 1789 environ.
Il habita successivement quai de la Vallée, enclos des Quinze-Vingts, rue de Rohan.

Les frères Causard firent partie des horlogers privilégiés du roi suivant la cour, charge fixé au nombre limité de quatre.
Créé en 1485, ce corps d'horlogers avaient à l’origine la charge de "pourvoir aux vivres, marchandises, et denrées nécessaires à la suite de la Cour".
Lorsque le roi et sa cour se déplaçaient en résidence, ils étaient chargés par leurs fonctions de remonter la montre du roi.
Ils avaient également le privilège de vendre leurs pendules dans tous les lieux où séjournait le roi et sa cour.

Leurs fournisseurs de caisses d'horloges comprenaient des bronziers de premier plan tels que Jean-Joseph de Saint-Germain, Philippe Caffieri, Robert et Jean-Baptiste Osmond, René-François Morlay, Edme Roy et Nicolas Bonnet ainsi que les ébénistes Antoine Foullet, Jean-Pierre Latz, François Goyer et Nicolas-Jean Marchand, Nicolas Petit, Adrien Jollain, Louis Moreau, ou encore Fortin.

Parmi leurs clients, on peut citer, les marquises de Langeac et de Massiac, le maréchal de Duras, Monsieur Blondel de Gagny, Elisabeth Auguste, Electrice de Bavière et du Palatinat, l'impératrice Elisabeth de Russie.

Les modèles rocaille, dont certains portent les bronzes marqués au C couronné en 1745-1749, peuvent être donnés à Edme-Jean.

Sources et bibliographie:
Louise Philippe, Edme Causard, horloger privilégié suivant la Cour, L'Estampille - L'Objet d'Art, n° 235
Hans Ottomeyer et Peter Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus
Pierre Verlet, Les Bronzes dorés français du 18e siècle.
Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle
Tardy, Dictionnaire des horlogers français

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