Cet artisan du bois naquit en 1748 et mourut à Paris le 24 juin 1791.
Il était le fils de Pierre Avril, cocher à Paris, et le frère de Pierre Avril (mort en 1806).
Il est cité compagnon menuisier dès 1765. Il est reçu maître le 23 août 1774, on l’appelait Avril l’Aîné pour le distinguer de son frère Pierre également ébéniste.
Son estampille
Pendant la majeure partie de sa carrière, il demeura rue de Charenton, au coin de la rue Moreau, puis vers 1788, céda cet atelier à son frère pour exploiter d’importants magasins sur le boulevard de la Porte du Saint Antoine.
L' étiquette de son magasin était ainsi rédigée :
"Avril l'Ainé/Mtre Ebéniste/Boulevard St Antoine vis-à-vis le Pavillon de Mr de Beaumarchais./Tient Magasin d'Ebénisteries./Cy-devant rue Charenton."
En 1787, il prenait en apprentissage pour 4 ans Aubain Simmonet, 16 ans, fils d'un bourgeois de Château-Thierry.
Il mourut en juin 1791. Son important stock de marchandises fut dispersé aux enchères lors de trois ventes de plusieurs jours chacune qui rapportèrent 18 406 livres.
Sa veuve Marie-Louise Alavoinne vivait alors toujours dans la maison du cul de sac de la rue Jean-Beausire et du boulevard de la porte Saint-Antoine.
En 1787, il prenait en apprentissage pour 4 ans Aubain Simmonet, 16 ans, fils d'un bourgeois de Château-Thierry.
Il mourut en juin 1791. Son important stock de marchandises fut dispersé aux enchères lors de trois ventes de plusieurs jours chacune qui rapportèrent 18 406 livres.
Sa veuve Marie-Louise Alavoinne vivait alors toujours dans la maison du cul de sac de la rue Jean-Beausire et du boulevard de la porte Saint-Antoine.
Il produisit dans le style transition puis essentiellement Louis XVI de nombreuses commodes, consoles, bibliothèques, secrétaires et chiffonniers en acajou et bois des indes sobrement rehaussées de filets et baguettes de bronze doré et des meubles plus recherchés comme des tables de chevet fermant à coulisse en dos de livres.
Il réalisa des meubles pour la Cour. Il livre en particulier pour l'appartement de Marie Antoinette à Saint Cloud.
Il fournissait également des confrères comme l'ébéniste Etienne Lhermitte, des marchands dont Prudot et Gabard, ainsi que François Thomas, tapissier du comte de Provence.
Parmi ses fournisseurs, on trouve Philippe Malot, ébéniste, et la famille de bronziers Forestier.
Il s'agit en fait d'une saisie révolutionnaire chez le comte Clermont d'Amboise.
outre cette armoire, peu d’œuvres de cet ébéniste sont conservées en collections publiques.
Le Mobilier national possède de lui un bureau plat, un chiffonnier et un bonheur du jour, le musée Marmottan, une petite armoire à deux tiroirs et le Musée des Arts décoratifs de Lyon, une table chiffonnière ovale à tablette d'entrejambe.
Sources et bibliographie :
Archives nationales, minutier central des notaires
Etienne Avril un ebeniste à la veille de la Révolution - Isabelle Vetois - L'estampille Objet D'Art, n° 242, Décembre 1990.
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle - Jean Nicolay - édition Pygmalion - 1976
Sources et bibliographie :
Archives nationales, minutier central des notaires
Etienne Avril un ebeniste à la veille de la Révolution - Isabelle Vetois - L'estampille Objet D'Art, n° 242, Décembre 1990.
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle - Jean Nicolay - édition Pygmalion - 1976

