Fils du menuisier Louis Boucault, il fut reçu maître le 7 avril 1728.
Après avoir obtenu sa maîtrise, il s'installa rue de Cléry dans une maison appartenant à Nicolas Tilliard.
De 1738 à 1760, il fit partie de la jurande de sa communauté et marguillier de sa paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.
L'inventaire de son atelier après la mort de sa femme Marie Geneviève Toffier en 1737, dressé par Charles Cresson et Nicolas Foliot, décrit dix établis et de nombreux sièges à rouleaux.
Il se remaria peu après avec Catherine Reuse ou Reuze, parente du menuisier François Reuze, fournisseur du garde-meuble de la Couronne.
Après avoir exercé avec succès pendant plus d’un demi-siècle, il se retira des affaires en 1780 et alla terminer ses jours dans une maison qu’il avait achetée à l’entrée de la rue du Faubourg-Saint-Martin ou il mourut le 22 janvier 1788.
Son fils Jean-Baptsite et son neveu Guillaume auraient repris un temps son atelier.
Bien que son activité dura plus de cinquante ans, le nombre de ses ouvrages estampillés ne semble pas trés abondant.
Sa production de sièges courants de style Louis XV, Transition et louis XVI est de belle qualité, sobrement mouluré et sculptées.
Certaines de ses oeuvres d'une grande originalité et richement décorées le hisse cependant parmi les grands menuisiers de son époque aux côtés des Tilliard, Foliot ou Heurtaut.
Pour certaines pièces d'exception, il collabora avec le sculpteur sur bois Jean Valois.
Le duc de Choiseul fut l'un de ses clients les plus importants. Celui-ci fournit ainsi en 1763 le lit, les fauteuils et l'ottomane pour la chambre du duc en son hôtel de la rue de Richelieu. Cet ensemble fut doré par Louis Aubry (maître en 1774) et était couvert de basin brodé l'été et de damas bleu broché l'hiver. Ce mobilier est reproduit sur la célèbre boîte Choiseul peinte par Louis Nicolas van Blarenberghe vers 1770-1771.
la chambre de M. de Choiseul au damas d'hiver
Son fils Jean-Baptsite et son neveu Guillaume auraient repris un temps son atelier.
Bien que son activité dura plus de cinquante ans, le nombre de ses ouvrages estampillés ne semble pas trés abondant.
Sa production de sièges courants de style Louis XV, Transition et louis XVI est de belle qualité, sobrement mouluré et sculptées.
Certaines de ses oeuvres d'une grande originalité et richement décorées le hisse cependant parmi les grands menuisiers de son époque aux côtés des Tilliard, Foliot ou Heurtaut.
Pour certaines pièces d'exception, il collabora avec le sculpteur sur bois Jean Valois.
Le duc de Choiseul fut l'un de ses clients les plus importants. Celui-ci fournit ainsi en 1763 le lit, les fauteuils et l'ottomane pour la chambre du duc en son hôtel de la rue de Richelieu. Cet ensemble fut doré par Louis Aubry (maître en 1774) et était couvert de basin brodé l'été et de damas bleu broché l'hiver. Ce mobilier est reproduit sur la célèbre boîte Choiseul peinte par Louis Nicolas van Blarenberghe vers 1770-1771.
la chambre de M. de Choiseul au damas d'hiver
Jean Boucault fournit également au duc, pour le Grand Salon de Compagnie du même hôtel, les sièges meublants à châssis et un fauteuil en cabriolet au prix de 2.500 livres.
Il fut également un fournisseur régulière de Louise-Elisabeth de France, duchesse de Parme, ou le prince Camille de Lorraine qui lui devait en 1762 la somme de 2.249 livres.
Il fut également un fournisseur régulière de Louise-Elisabeth de France, duchesse de Parme, ou le prince Camille de Lorraine qui lui devait en 1762 la somme de 2.249 livres.
Paire de chaises livrée pour la cour de Parme

Ce menuisier ne semble pas avoir été fournisseur direct du garde-meuble de la Couronne mais un autre de ses ensembles mobiliers réalisé dans les années 1770, provenant peut-être de chez Choiseul, fut acquis d'occasion pour meubler le marquis de Breteuil à Versailles.
Ce menuisier ne semble pas avoir été fournisseur direct du garde-meuble de la Couronne mais un autre de ses ensembles mobiliers réalisé dans les années 1770, provenant peut-être de chez Choiseul, fut acquis d'occasion pour meubler le marquis de Breteuil à Versailles.
Paire de bergères provenant du mobilier Breteuil à Versailles

Œuvres en collections publiques :
Louvre, Musée Carnavalet, Musée des Arts décoratifs, Louvre (Paris), Versailles.
Paul-Getty Museum (Malibu), Musée Nelson Atkins (Kansas City)...
l'ensemble de fauteuils et un canapé Louis XV vers 1758 conservé au Louvre (ancienne collection Walter-Guillaume)


Œuvres en collections publiques :
Louvre, Musée Carnavalet, Musée des Arts décoratifs, Louvre (Paris), Versailles.
Paul-Getty Museum (Malibu), Musée Nelson Atkins (Kansas City)...
l'ensemble de fauteuils et un canapé Louis XV vers 1758 conservé au Louvre (ancienne collection Walter-Guillaume)
Bibliographie :
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
B. Pallot, L’Art du siège au XVIIIe siècle en France, Courbevoie, 1987
Jean Boucault : maître menuisier en sièges à Paris au XVIIIe siècle - Marie-Maud Levron - 1997
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2008
