dimanche 25 octobre 2026

Jean-Baptiste Chevillon (vers 1710-1758), Peintre ornemaniste à la manufacture des Gobelins et de la Savonnerie


Né vers 1710, Jean Baptiste Chevillon était le fils de Claude Chevillon, cocher parisien, et de Marie Lefebure.
En 1734, il épouse Marie-Louise-Marguerite Aymard, également ortographié Emard (morte en 1786), fille de fermier.
Il est cité maître peintre, rue du Chantre en Paris en 1736. Il fut reçu à l'académie parisienne de Saint-Luc dont il fut directeur.
Il aura un fils prénommé Claude Michel devenu également peintre à l'académie de Saint-Luc en mai 1761,
et probablement un second fils prénommé Jean-Louis, recu peintre à l'académie de Saint-Luc en mai 1758,
ainsi qu'une fille Marie-Louise-Marguerite, mariée à Jean-Baptiste Le Chantre, peintre de de la même académie.
Il meurt en août 1758 rue Meslée à Paris.

Vers 1749, Il fut employé aux Gobelins pour peindre des cartons d'encadrement (alentours) des tentures de la manufacture royale.
On garde ainsi la trace de modèles de bordures de tapisserie pour les gobelins en 1749, payés 650 livres,
Le mobilier national conserve les cartons partiels attribués à Chevillon livré en 1749 pour la tenture de l'histoire de Jason.



Il livra ensuite les bordures d'ornement de la tenture des scènes d'opéra, de comédie et de tragédie dite tenture de Dresde, destinée à la reine de Pologne en 1750, payé 2 037 livres, commande partagée avec les peintres Ladey puis Tessier pour les fleurs, sous la direction de Oudry, l'ensemble payé 3 437 livres.
La maquette de Chevillon est conservée au Musée des arts décoratifs (non illustrée).
La tenture fut retissée pour le duc de Choiseul-Praslin en 1764 ou l'on modifia les armes royales en haut et la bordure inférieure.



A titre de commande privée, il exécuta aux Gobelins les dessins d'un ameublement destiné à Mme de Pompadour, composé de 2 canapés, 8 fauteuils et un écran.

En 1750, Chevillon figure parmi les artistes qui sollicitèrent, à la manufacture royale de la Savonnerie, la succession du peintre Pierre-Josse Perrot décédé et dont il se dit l'élève.
Finalement engagé par la manufacture, il conçut notamment des modèles de tapis, certains destinés au Pavillon du Treillage et au Pavillon du Jardin Français de Trianon.
Un projet de 1754 réalisé par Jean-Baptiste Chevillon pour le Pavillon français du jardin particulier du roi à Trianon est connu.
Le dessin porte les annotations « bon à choisir » et « approuvé », cette dernière ayant été portée personnellement par le roi Louis XV.



Il réalisa un autre modèle en "camailleux vert" pour le salon frais de Trianon.
Ce dernier modèle de tapis de Savonnerie lui fut payé en 1756 au prix de 2400 livres.

Peut-être y a-t-il au Mobilier National une reprise avec variante de ce tapis du pavillon français de Trianon ? 
on y retrouve manifestement des citations de quelques ornements de la maquette supra...



Un autre tissage avec variantes de ce tapis en meilleure condition est passée en vente chez Sotheby's,
également attribué à Chevillon et à son confrère Tessier pour les fleurs.



Sources :
Paris, Archives Nationales.
Fernand Engerand, Inventaire des tableaux commandés et achetés par la Direction des Bâtiments du Roi ... 1901
Maurice Fenaille, Etat général des tapisseries de la Manufacture des Gobelins ... 1907
Jules Guiffrey, Histoire de l'Académie de Saint-Luc , 1915
P. Verlet, The Savonnerie: The James A. de Rothschild Collection at Waddesdon Manor, Paris, 1982
S. B. Sherrill, Carpets and Rugs of Europe and America, New York, 1996
Jean Vittet, Les Gobelins au siècle des lumières, Paris, 2014

lundi 19 octobre 2026

Pierre Achard (vers 1748-1833), maitre menuisier à Grenoble en 1784


Issu d'une famille de sculpteurs, il est baptisé le 26 mai 1748 à Lenchâtre en Isère, fils de Pierre, menuisier, et de Jeanne Aimard,
Installé à Grenoble, il se forma dans l'atelier du menuisier François Froment en 1772.
Il épousera le 7 juin 1774 Marie Barbassat-Maison-Neuve.
Reçu maître le 3 août 1784, il ouvrira atelier et boutique à Grenoble. Il exercera jusque vers 1823. 
Il décéde le 6 février 1833.

Son estampille

Il produisit des sièges de styles Louis XVI tardif et Directoire.
On retrouve certaines de ses productions dans sa région d'origine comme le palais de justice de Grenoble, à l'institut de recherche de géologie, au musée de Grenoble en dépôt au château de Vizille, au château de Longpra.



jeudi 1 octobre 2026

Jean Boucault (1705-1786), maître menuisier le 7 avril 1728


Fils du menuisier Louis Boucault, il fut reçu maître le 7 avril 1728.
Après avoir obtenu sa maîtrise, il s'installa rue de Cléry dans une maison appartenant à Nicolas Tilliard.
De 1738 à 1760, il fit partie de la jurande de sa communauté et fut marguillier de sa paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.



L'inventaire de son atelier après la mort de sa femme Marie Geneviève Toffier en 1737, dressé par Charles Cresson et Nicolas Foliot, décrit dix établis et de nombreux sièges à rouleaux.
Il se remaria peu après avec Catherine Reuse ou Reuze, parente du menuisier François Reuze, fournisseur du garde-meuble de la Couronne.
Après avoir exercé avec succès pendant plus d’un demi-siècle, il se retira des affaires en 1780 et alla terminer ses jours dans une maison qu’il avait achetée à l’entrée de la rue du Faubourg-Saint-Martin ou il mourut le 22 janvier 1788.
Son fils Jean-Baptiste et son neveu Guillaume auraient repris un temps son atelier.

Bien que son activité dura plus de cinquante ans, le nombre de ses ouvrages estampillés ne semble pas trés abondant.
Sa production de sièges courants de style Louis XV, Transition et louis XVI est de belle qualité, sobrement moulurée et sculptée.
Certaines de ses œuvres d'une grande originalité et richement décorées le hisse cependant parmi les grands menuisiers de son époque aux côtés des Tilliard, Foliot ou Heurtaut.
Pour certaines pièces d'exception, il collabora avec le sculpteur sur bois Jean Valois.

Le duc de Choiseul fut l'un de ses clients les plus importants. Boucault fournit ainsi en 1763 le lit, les fauteuils et l'ottomane pour la chambre du duc en son hôtel de la rue de Richelieu. Cet ensemble fut doré par Louis Aubry (maître en 1774) et était couvert de basin brodé l'été et de damas bleu broché l'hiver. Ce mobilier est reproduit sur la célèbre boîte Choiseul peinte par Louis Nicolas van Blarenberghe vers 1770-1771.

la chambre de M. de Choiseul au damas d'hiver



Jean Boucault fournit également au duc, pour le Grand Salon de Compagnie du même hôtel, les sièges meublants à châssis et un fauteuil en cabriolet au prix de 2.500 livres.
Il fut également un fournisseur régulière de Louise-Elisabeth de France, duchesse de Parme, ou du prince Camille de Lorraine qui lui devait en 1762 la somme de 2.249 livres.

Paire de chaises livrée pour la cour de Parme



Ce menuisier ne semble pas avoir été fournisseur direct du garde-meuble de la Couronne mais un autre de ses ensembles mobiliers réalisé dans les années 1770, provenant peut-être de chez Choiseul, fut acquis d'occasion pour meubler le marquis de Breteuil à Versailles.

Paire de bergères provenant du mobilier Breteuil à Versailles


Œuvres en collections publiques :

Louvre, Musée Carnavalet, Musée des Arts décoratifs (Paris), Versailles.
Paul-Getty Museum (Malibu), Musée Nelson Atkins (Kansas City)...

l'ensemble de fauteuils et canapé Louis XV vers 1758 
conservé au Louvre (ancienne collection Walter-Guillaume)




Bibliographie :
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
B. Pallot, L’Art du siège au XVIIIe siècle en France, Courbevoie, 1987
Jean Boucault : maître menuisier en sièges à Paris au XVIIIe siècle - Marie-Maud Levron - 1997
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2008

mardi 29 septembre 2026

Ferdinand Bury dit Ferdinand (1740-1795), ébéniste, reçu maître en 1774


D'origine allemande, devenu maître à Paris le 27 juillet 1774, cet ébéniste s’installa en haut de la rue de Charonne dans l’ancien lieu-dit écart de Fontarabie.

Son estampille


Il produisit quelques meubles de style transition puis essentiellement Louis XVI au style classique, sobre et élégant.
Il a utilisé des marqueteries géométriques très caractéristiques, des placages en acajou et en bois jaune, et plus rarement des panneaux de laque du japon.
A côté de cette production classique, il réalisa des meubles plus originaux comme des tables à mécaniques, guéridons à crémaillères, vide-poches et coffres à secret...


Commode estampillée Bury et Riesener, marque de Versailles
Musée du Louvre, en dépot à l'hotel de la Marine

Il a livré le garde-meuble de la Couronne sous le règne de Louis XVI.
Outre la commode du Louvre, il existe un petit bureau à cylindre et une petite table à volets portant la marque du château de Versailles ainsi qu'une console aux marques des Tuileries.
Le Mobilier national conserve également une commode aux marques de Compiègne.
Il travaillait en collaboration avec les ébénistes Tuart père et fils puis en sous-traitance pour Riesener ainsi que le laisse supposer leurs estampilles conjointes trouvés sur certains meubles.


Commode de Bury portant la marque de Compiègne
Mobilier National

Le 29 octobre 1789, il déposait son bilan qui annonçait à l'actif 3.360 livres de meubles à vendre et 3.600 livres de bois, baguettes, cuivres, etc. Une partie de ses bronzes provenaient de l’atelier du ciseleur Antoine Ravrio.
En 1790, il fournissait encore des tables à gradin et des tric-trac aux ébénistes Frost et Cie.
Il meurt à Paris le 20 janvier 1795.


Paire de tables vide-poches à volets estampillée Bury,
l'une portant la marque VV de Versailles

Sources :
Base collections du Louvre et du Mobilier National  
Les Artistes décorateurs du bois, Henri Vial, Adrien Marcel et André Girodie
Les Ébénistes du XVIIIe siècle, leurs oeuvres et leurs marques, comte François de Salverte
Le Mobilier français du XVIIIe siècle, Pierre Kjellberg
Maisn de vente Sotheby's

mercredi 16 septembre 2026

Etienne II Dieudonné, maître menuisier en 1740

Etienne II Dieudonné , reçu maître menuisier le 27 juin 1740, appartenait à une grande famille d'artisans parisiens. 
Il était probablement le fils de Claude Etienne I Dieudonné, dit Chatillon, maître menuisier rue de Clery, cité comme juré de sa corporation entre 1738 et 1740, et de Anne Marie Delacour (morte en 1737).
Il eut deux frères prénommés Charles et Germain, exerçant la même profession.
Installé rue de Cléry, il épousa Marie-Madeleine Querelle dont il eut deux fils menuisiers : 
Claude Dieudonné (1739-vers 1780) maître en 1765 et Etienne III Dieudonné maître en 1768.
Il meurt avant 1756.

son estampille :


Il se spécialisa dans la fabrication de sièges et de bois de lit de style Louis XV-rocaille aux lignes larges et robustes, de belle qualité. 
Pour ses sculptures extrêmement soignées, il eut recours à deux maîtres artisans sculpteurs sur bois renommés, François Boudoux et Charles Régnier, membres de l’Académie de Saint-Luc.


Paire de fauteuils cannés en bois mouluré sculpté et doré 
estampillés E. Dieudonne d'époque Louis XV

Sources : 
Archives Nationales,minutier central des notaires
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2008
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934

mardi 8 septembre 2026

Nicolas Sageot (1666-1731), maitre menuisier ébéniste vers 1706


Fils du vigneron Jean Sageot et de Claudine Thierry, Nicolas Sageot naquit à Sermaize-en-Champagne en 1666.
Il travailla d'abord sans doute comme ouvrier libre dans le faubourg Saint-Antoine vers 1698 puis il est reçu maître menuisier en ébène à Paris vers 1706 et s'établit à l'enseigne du « Soufflet royal » rue de la Roquette, face à la Bastille.
Entre 1698 et 1712, il aura de nombreux compagnons, apprentis dont les ébénistes Claude Coutant, Michel Marin Caille, Nicolas Fouraux, Denis Philibert Gadreaus, frère d'Antoine ébéniste royal, Thomas Jean, Claude du Harlay, et des alloués dont Georges Moreau, frère d'un cabaretier, Pierre François puis Jean Chevalier, fils de pâtissier, François Maflart, fils de voiturier, Charles Vion, fils de chandelier, Pierre Parquoy, fils d'ouvrier de la manufacture des glaces, Nicolas Fourneau, fils de gagne-denier...

En 1711, il épousa Marie-Brigitte Roussel (morte vers 1729), fille de l'ébéniste Jacques Roussel, dont il aura :
- Marie-Nicole (née vers 1712-1760), mariée à Etienne Guillaume de La Fosse, maréchal des forges de la petite écurie du roi,
- Charles-Joseph (née vers 1717-mort avant 1772), marchand chaudronnier, marié à Marie-Catherine Goyon,
- Louise (née vers 1720)
- Claude-Eléonore (mort avant 1793), marchand épicier, marié à Louise Postelle.

Fortune faite, il cessa volontairement son activité et vendit son stock en 1720 à Léonard Prieur, installé rue Saint-Sauveur, et ses bois au marchand Claude François Maiguet. 
Ayant placé ses fonds en rentes viagères, il sera ruiné par la faillite du banquier Law.
Atteint d’une maladie mentale, il sera interdit à cause de sa démence par sentence du 22 septembre 1725.
Il entra dans une institution à Charenton où il resta jusqu'à sa mort survenu en janvier 1731.

Aux côtés d'André Charles Boulle, il est considéré comme l'un des plus importants ébénistes de son époque.
Nicolas Sageot se spécialisa dans les riches bureaux, commodes, armoires et bibliothèques en marqueterie de métal et d’écaille dite «Boulle».
Contrairement à André-Charles Boulle, Sageot utilisait généralement l'écaille de tortue rouge dans ses œuvres au lieu du l’écaille brune. Il se fournissait cependant probablement auprès de marqueteurs spécialisés, comme Toussaint Devoye, et adaptait certains panneaux sur ces meubles.
C'est la raison pour laquelle on trouve des motifs identiques et attribuables à sa production sur différents meubles.

M. de Salverte mentionne une estampille de "N/SAGEOT" accompagnée d’un monogramme "JME".
Il existe également une estampille ronde "NICOLAS SAGOET" (sic) et des initialies NS, les œuvres qui les portent sont sans aucun doute attribuables à Sageot.
Peu d'œuvres sont cependant estampillées mais elles peuvent lui être attribuées par comparaison avec celles qui le sont ainsi que par le type de marqueterie spécifiques empruntées au répertoire des œuvres gravées de Jean Bérain.

Aucun trace tangible n'existe de livraisons auprès du garde-meuble de la Couronne.

Des œuvres de Sageot sont conservées dau musée national de Château de Versailles, au musée du Petit Palais, au palais du roi à Stockholm, au musée national de Bavière à Munich, à la résidence Ansbach, au musée Victoria & Albert à Londres, à la collection Wallace, au Rijksmuseum d'Amsterdam et à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.
le musée du Grand siècle a acquis en 2023 un bureau attribuable à Sageot.

Sources et bibliographie : 
- Archives nationales, minutier central des notaires
- Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
- Le Mobilier Boulle et les ateliers de l'époque Louis XIV, -Pierre Grand, L'estampille -L'objet d'art, février 1993.
- Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
- les artisans décorateurs du bois au faubourg saint-antoine sous le régne de Louis XIV - Daniel  Alcouffe - Edition Faton - 2008

vendredi 4 septembre 2026

Etienne Avril l'aîné (1748-1791), reçu maitre ébéniste en 1774


Cet artisan du bois naquit en 1748 et mourut à Paris le 24 juin 1791.
Il était le fils de Pierre Avril, cocher à Paris, et le frère de Pierre Avril (mort en 1806).
Il est cité compagnon menuisier dès 1765. Il est reçu maître le 23 août 1774, on l’appelait Avril l’Aîné pour le distinguer de son frère Pierre également ébéniste.

Son estampille


Pendant la majeure partie de sa carrière, il demeura rue de Charenton, au coin de la rue Moreau, puis vers 1788, céda cet atelier à son frère pour exploiter d’importants magasins sur le boulevard de la Porte du Saint Antoine.
L' étiquette de son magasin était ainsi rédigée :
"Avril l'Ainé/Mtre Ebéniste/Boulevard St Antoine vis-à-vis le Pavillon de Mr de Beaumarchais./Tient Magasin d'Ebénisteries./Cy-devant rue Charenton."

En 1787, il prenait en apprentissage pour 4 ans Aubain Simmonet, 16 ans, fils d'un bourgeois de Château-Thierry.

Il mourut en juin 1791. Son important stock de marchandises fut dispersé aux enchères lors de trois ventes de plusieurs jours chacune qui rapportèrent 18 406 livres.
Sa veuve Marie-Louise Alavoinne vivait alors toujours dans la maison du cul de sac de la rue Jean-Beausire et du boulevard de la porte Saint-Antoine.

Il produisit dans le style transition puis essentiellement Louis XVI de nombreuses commodes, consoles, bibliothèques, secrétaires et chiffonniers en acajou et bois des indes sobrement rehaussées de filets et baguettes de bronze doré et des meubles plus recherchés comme des tables de chevet fermant à coulisse en dos de livres.

Il réalisa des meubles pour la Cour. Il livre en particulier pour l'appartement de Marie Antoinette à Saint Cloud.
Il fournissait également des confrères comme l'ébéniste Etienne Lhermitte, des marchands dont Prudot et Gabard, ainsi que François Thomas, tapissier du comte de Provence.
Parmi ses fournisseurs, on trouve Philippe Malot, ébéniste, et la famille de bronziers Forestier.

Parmi ses réalisations exceptionnelles, on trouve une armoire basse à deux portes à plaques de porcelaine qui passa longtemps pour une commande de la reine Marie-Antoinette.
Il s'agit en fait d'une saisie révolutionnaire chez le comte Clermont d'Amboise.



outre cette armoire, peu d’œuvres de cet ébéniste sont conservées en collections publiques. 
Le Mobilier national possède de lui un bureau plat, un chiffonnier et un bonheur du jour, le musée Marmottan, une petite armoire à deux tiroirs et le Musée des Arts décoratifs de Lyon, une table chiffonnière ovale à tablette d'entrejambe.

Sources et bibliographie :
Archives nationales, minutier central des notaires
Etienne Avril un ebeniste à la veille de la Révolution - Isabelle Vetois - L'estampille Objet D'Art, n° 242, Décembre 1990.
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle - Jean Nicolay - édition Pygmalion - 1976