Archives Nationales, minutier central des notaires
Les Artistes décorateurs du bois... , Henri Vial, Adrien Marcel et André Girodie - 1912-1922
L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle - Jean Nicolay -1976



Né vers 1670 (?), cet artiste est le fils du dessinateur et graveur Paul Androuet du Cerceau (vers 1630-1710), et de Marie Chevrolle (morte en 1695).
L'œuvre gravée paternelle, d'une quarantaine de pièces, est essentiellement composé d'ornements d’orfèvrerie et de décors intérieurs comme ceux des appartements de la reine au Vieux Louvre.
Le 11 avril 1685, on trouve un contrat d'apprentissage de Guillaume Gabusel [Gabriel] Androuet Du Cerceau chez Jean Buisson.
Vers 1690, il est nommé dessinateur du roi tandis que d'autres documents d'archives le qualifient également d'ingénieur du roi.
Il est marié le 27 février 1691 avec Françoise-Clémence Gossament dont il eut :
- Nicolas, mort à 4 ans en 1697,
- Louise, morte à 2 ans et demi en 1701,
- Jean-Baptiste, né en 1700,
- Philippe, né vers 1702, marié en 1728, également qualifié de dessinateur et ingénieur du roi,
- Françoise Clémence, née en 1706.
En 1701, Gabriel Androuet Du Cerceau, dessinateur du roi, et Françoise-Clémence Gossament, sa femme, demeuraient rue de la Monnaie à Paris.
Il est alors cité pour un ouvrage à venir sous les auspices du grand prieur de France.
En 1708, il constitue une société avec un brodeur.
Son oeuvre au service de la couronne reste méconnue mais il a laissé des gravures pour des garnitures de sièges probablement en lien avec l'ouvrage et la société précités.
Il meurt entre 1728 et 1742 en ayant probablement fait un second mariage avec Catherine Soyer, cité comme veuve de Gabriel Androuet du Cerceau, dessinateur, morte le 30 mars 1743, rue Saint-Honoré près le Grand Conseil.
un maigre corpus d’œuvres connues :
Le corpus de cet artiste est maigre, il présente une petite série gravée de sièges, chaises et fauteuils, datable de la fin du règne de Louis XIV ou de la Régence, montrant des propositions de garnitures d'apparat pour les appartements, dont galons, découpures, broderies au petit point...
Conservés dans un recueil de l'INHA et au musée de Stockholm, ces 6 dessins restent cependant évocateurs de la richesse des garnitures de sièges d'apparat de cette époque quasiment disparues de nos jours.
Claude-Etienne Michard, né en 1732, et mort à Paris le 23 juillet 1794 est un menuisier en siège parisien, reçu à la maîtrise le 29 juillet 1757.
Estampille de Claude-Étienne Michard
Il s'installe rue Sainte-Foy puis du Faubourg-Saint-Antoine et Saint-Sauveur, dans le quartier des menuisiers parisiens.
Il épouse la sœur de l’un de ses confrères, Jean-Nicolas Blanchard, menuisier de Mesdames de France et du comte d'Artois.
En 1760, il eut également en apprentissage pour 5 ans Nicolas-Quilibert Foliot, 14 ans, un des neveux de l'illustre famille de menuisiers royaux.
Il réalise des sièges Louis XV, Transition et Louis XVI soigneusement réalisés. Apparus dès 1765, ses sièges Transition - dans lesquels il associe des formes Louis XV à des ornements néoclassiques - figurent parmi les premiers du genre.
Quelques-uns sont livrés à de riches collectionneurs comme le duc de Choiseul qui lui en commande plusieurs séries pour son château de Chanteloup.
Fauteuil de bureau, noyer sculpté et doré, cuir vert.
estampille de Claude-Étienne Michard, vers 1760-1770,
D'après une étiquette présente sous le siège, ce fauteuil est présumé provenir des collections du duc de Choiseul.
(c) Mad -Musée Nissim de Camondo.
Le duc de la Rochefoucauld d’Enville lui passe aussi commande, pour le chateau de La Roche-Guyon, d’un rare ensemble archaïsant composé de dix-huit grands fauteuils à dossier carré, aux pieds gaines et accoudoirs d’étoffe.
Originaire d’Allemagne, né en Westphalie vers 1722, François Rübestück s’établit à Paris où il devient maître ébéniste le 7 mai 1766 après avoir été ouvrier libre. Il exercera rue de la Roquette puis rue de Charenton.
Son estampille
Habile et minutieux, il produit de nombreux meubles de style Louis XV et Louis XVI, souvent ornés de vernis noir et or à décors chinois.
Bien qu’il sache s’adapter aux modes, sa carrière est freinée par des problèmes personnels - il vécut séparé de son épouse, et l’alcool.
Il meurt pauvre et sans héritier à Paris le 28 avril 1783 ou 1785. Sa modeste succession revenant au roi par droit d'aubaine.
Il ne semble pas apparaître pas dans les comptes du garde-meuble mais livra la cour dont le duc de Penthièvre.