mardi 29 juillet 2025

Jean-Pierre Louis, menuisier impérial et royal

Jean-Pierre Louis, maître menuisier actif entre 1787 et 1832, était le fils de Charles-Borromée Louis (mort en 1807) et de Anne Defer. Son père avait été reçu maître menuisier en bâtiment le 2 juillet 1757.
Jean-Pierre Louis reçu sa maîtrise de menuisier en sièges à Paris le 5 septembre 1787.
Il fit peut-être deux mariages, le premier en 1794 avec Marie-Anne Beguin et un second en 1810 avec Marie-Victoire-Jeanne-Françoise Martin.

A la réception de sa maîtrise, il prit la succession de son père, rue du Jour.
Après la Révolution, il transféra sa boutique au 21 de la rue Saint-Nicolas.
Son activité fut importante sous l'Empire ou il livra à l’Administration de nombreux sièges pour les ministres et les grands- officiers de la Couronne.
Sous la Restauration, il échoua en 1824 à obtenir un brevet de fournisseur officiel du garde-meuble mais continua néanmoins de fournir la couronne. Il livra le conseil d'état et les Tuileries.
Sous Louis-Philippe, il reçut des commandes pour Compiègne, Saint-Cloud, le Grand Trianon et les Tuileries.
il fut également employé par le duc de Bourbon et collabora avec Jacob Desmalter pour le duc de Richelieu, ministre des affaires étrangères.
Il cesse ses livraisons au garde-meuble après 1832.
Les collections nationales conservent encore de nombreux sièges de sa fabrication : Mobilier National, Versailles, Fontainebleau, Chantilly.

Sources :
Minutier central des notaires, Archives nationales
Denis Ledoux-Lebard, Le Mobilier Français du XIXeme Siecle 1759-1889. Dictionnaire des ébenistes et des menuisiers.

François-Claude & Louis-Charles-François Menant, menuisier en siège de père en fils


François-Claude Menant, baptisé le 2 février 1757, paroisse Sainte Marguerite à Paris, était le fils de Claude André Menant et de Marie Renée Huchet.
Il fit deux mariages, le premier en 1781 avec Marie Antoinette Gravey et le second en 1787 avec Marie Antoinette Geneviève Riceur.

Il fut reçu maître menuisier à Paris le 19 septembre 1786 et s'installa rue de Charenton.
Sa clientèle reste inconnue mais il travailla pour le marchand-tapissier Devonges.
Il prit part à la révolution. Le 17 août 1792, il était juré au Tribunal révolutionnaire de Paris.
Engagé volontaire, il mourut des suites de blessures lors de la guerre dans le nord de la France en septembre 1793.

son estampille

Il a laissé des sièges et bois de lit de bonne facture de style Louis XVI dont certains sont conservés au Mobilier National ou au Musée des Arts décoratifs à Paris. Le musée de Versailles a en dépôt un fauteuil de bureau canné en noyer de ce menuisier.
Pour certains de ses sièges les plus richement sculptés, il semble avoir travaillé avec le sculpteur ornemaniste Nicolas Poirion.



Paire de fauteuils estampillé FC MENANT et N.PRN pour Poirion
doc. Christie's

Sa veuve, puis son fils Louis Charles François Menant, reprirent l'atelier.
Ce dernier fit faillite en 1811 mais reçut une commande de secours du garde-meuble impérial comprenant chaises, fauteuils, canapés et tabourets d'acajou. Le Mobilier National semble encore conserver une partie de cette commande.
Il exercera jusque vers 1814 mais devenu aveugle, il entra à l’hôpital des quinze-vingt avec son épouse Antoinette-Sophie Pigalle.
Son atelier perdura, cité jusque vers 1826 au Boulevard Saint-Antoine. Il vivait encore en 1832.
Versailles conserve 3 fauteuils de veille de ce menuisier. 

Sources :
Pierre Kjellberg. Le Mobilier français du XVIIIe siècle : Dictionnaire des ébénistes et des menuisiers.
Denise Ledoux-Lebard. Le Mobilier Français du XIXxeme Siecle 1759-1889. Dictionnaire des ébenistes et des menuisiers.