lundi 13 juillet 2026

Michel Gourdin dit le Jeune (v.1724-1797), menuisier de la dauphine et du garde-meuble

Fils cadet du menuisier Jean Gourdin et frère de Jean-Baptiste, Michel Gourdin dit le Jeune obtint ses lettres de maîtrise le 3 mai 1752 et travaille rue de Clery pendant une trentaine d'années.
Il épousa en 1757 Marie-Anne Masson, fille d'un maçon de Beauvais en Picardie, mais n’en eut aucun enfant pour reprendre son atelier.
La même année, il prenait en apprentissage pour 6 ans Jacques Dinet, puis Jean Druant l'année suivante. 
Excellent artisan, il a produit des beaux sièges dans le style rocaille, transition puis Louis XVI.

Après avoir travaillé pour la dauphine Marie-Josèphe de Saxe vers 1760, il livre, entre 1770 et 1772, un ensemble de meubles de menuiseries pour le service de la chambre de la dauphine Marie Antoinette, probablement via son garde-meuble privé. En 1777, il devient l'un des fournisseurs du Garde-Meuble.

Il réalisa du mobilier pour le Maréchal de Contades, la duchesse de Charost et le Marquis de Poyanne.
Il a également livré au prince de Condé pour le palais du Temple un ensemble de 6 fauteuils, qui après avoir été la propriété du duc d'Orléans au Château d'Eu, est à présent conservé à la Wallace Collection.

























Son travail est visible, entre autres, au Louvre, au château de Windsor, dans la collection Wrightsman au Metropolitan Museum de New york.

Deux sièges à la belle sculpture florale, sans historique ancien régime, mais dont l'un porte la marque au fer du palais des Tuileries sous l'Empire, ont été déposés à Versailles par le Mobilier National :


également au Mobilier National, une paire de fauteuil cabriolet en hêtre mouluré estampillée de Gourdin, datable vers 1760, porte la marque des Tuileries sous la Restauration des Bourbons au 19e siècle.
Ce type de siège courant meublait des appartements de service ou de courtisans dans les demeures royales au 18e siècle.
Des fauteuils de modèle quasi-identique, estampillés Boulard et livrés à Versailles au 18e siècle, sont exposés dans l'appartement de M. Maurepas.

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