Fils du vigneron Jean Sageot et de Claudine Thierry, Nicolas Sageot naquit à Sermaize-en-Champagne en 1666.
Il travailla d'abord sans doute comme ouvrier libre dans le faubourg Saint-Antoine vers 1698 puis il est reçu maître menuisier en ébène à Paris vers 1706 et s'établit à l'enseigne du « Soufflet royal » rue de la Roquette, face à la Bastille.
Entre 1698 et 1712, il aura de nombreux compagnons, apprentis dont les ébénistes Claude Coutant, Michel Marin Caille, Nicolas Fouraux, Denis Philibert Gadreaus, frère d'Antoine ébéniste royal, Thomas Jean, Claude du Harlay, et des alloués dont Georges Moreau, frère d'un cabaretier, Pierre François puis Jean Chevalier, fils de pâtissier, François Maflart, fils de voiturier, Charles Vion, fils de chandelier, Pierre Parquoy, fils d'ouvrier de la manufacture des glaces, Nicolas Fourneau, fils de gagne-denier...
En 1711, il épousa Marie-Brigitte Roussel (morte vers 1729), fille de l'ébéniste Jacques Roussel, dont il aura :
- Marie-Nicole (née vers 1712-1760), mariée à Etienne Guillaume de La Fosse, maréchal des forges de la petite écurie du roi,
- Charles-Joseph (née vers 1717-mort avant 1772), marchand chaudronnier, marié à Marie-Catherine Goyon,
- Louise (née vers 1720)
- Claude-Eléonore (mort avant 1793), marchand épicier, marié à Louise Postelle.
Fortune faite, il cessa volontairement son activité et vendit son stock en 1720 à Léonard Prieur, installé rue Saint-Sauveur, et ses bois au marchand Claude François Maiguet.
Ayant placé ses fonds en rentes viagères, il sera ruiné par la faillite du banquier Law.
Atteint d’une maladie mentale, il sera interdit à cause de sa démence par sentence du 22 septembre 1725.
Il entra dans une institution à Charenton où il resta jusqu'à sa mort survenu en janvier 1731.
Aux côtés d'André Charles Boulle, il est considéré comme l'un des plus importants ébénistes de son époque.
Nicolas Sageot se spécialisa dans les riches bureaux, commodes, armoires et bibliothèques en marqueterie de métal et d’écaille dite «Boulle».
Contrairement à André-Charles Boulle, Sageot utilisait généralement l'écaille de tortue rouge dans ses œuvres au lieu du l’écaille brune. Il se fournissait cependant probablement auprès de marqueteurs spécialisés, comme Toussaint Devoye, et adaptait certains panneaux sur ces meubles.
C'est la raison pour laquelle on trouve des motifs identiques et attribuables à sa production sur différents meubles.
M. de Salverte mentionne une estampille de "N/SAGEOT" accompagnée d’un monogramme "JME".
Il existe également une estampille ronde 3NICOLAS SAGOET3 (sic) et des initialies NS, les œuvres qui les portent sont sans aucun doute attribuables à Sageot.
Peu d'œuvres sont cependant estampillées mais elles peuvent lui être attribuées par comparaison avec celles qui le sont ainsi que par le type de marqueterie spécifiques empruntées au répertoire des œuvres gravées de Jean Bérain.
Aucun trace tangible n'existe de livraisons auprès du garde-meuble de la Couronne.
Des œuvres de Sageot sont conservées dau musée national de Château de Versailles, au musée du Petit Palais, au palais du roi à Stockholm, au musée national de Bavière à Munich, à la résidence Ansbach, au musée Victoria & Albert à Londres, à la collection Wallace, au Rijksmuseum d'Amsterdam et à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.
le musée du Grand siècle a acquis en 2023 un bureau attribuable à Sageot.
Atteint d’une maladie mentale, il sera interdit à cause de sa démence par sentence du 22 septembre 1725.
Il entra dans une institution à Charenton où il resta jusqu'à sa mort survenu en janvier 1731.
Aux côtés d'André Charles Boulle, il est considéré comme l'un des plus importants ébénistes de son époque.
Nicolas Sageot se spécialisa dans les riches bureaux, commodes, armoires et bibliothèques en marqueterie de métal et d’écaille dite «Boulle».
Contrairement à André-Charles Boulle, Sageot utilisait généralement l'écaille de tortue rouge dans ses œuvres au lieu du l’écaille brune. Il se fournissait cependant probablement auprès de marqueteurs spécialisés, comme Toussaint Devoye, et adaptait certains panneaux sur ces meubles.
C'est la raison pour laquelle on trouve des motifs identiques et attribuables à sa production sur différents meubles.
M. de Salverte mentionne une estampille de "N/SAGEOT" accompagnée d’un monogramme "JME".
Il existe également une estampille ronde 3NICOLAS SAGOET3 (sic) et des initialies NS, les œuvres qui les portent sont sans aucun doute attribuables à Sageot.
Peu d'œuvres sont cependant estampillées mais elles peuvent lui être attribuées par comparaison avec celles qui le sont ainsi que par le type de marqueterie spécifiques empruntées au répertoire des œuvres gravées de Jean Bérain.
Aucun trace tangible n'existe de livraisons auprès du garde-meuble de la Couronne.
Des œuvres de Sageot sont conservées dau musée national de Château de Versailles, au musée du Petit Palais, au palais du roi à Stockholm, au musée national de Bavière à Munich, à la résidence Ansbach, au musée Victoria & Albert à Londres, à la collection Wallace, au Rijksmuseum d'Amsterdam et à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.
le musée du Grand siècle a acquis en 2023 un bureau attribuable à Sageot.
Sources et bibliographie :
- Archives nationales, minutier central des notaires
- Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934
- Le Mobilier Boulle et les ateliers de l'époque Louis XIV, -Pierre Grand, L'estampille -L'objet d'art, février 1993.
- Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
- Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2002
- les artisans décorateurs du bois au faubourg saint-antoine sous le régne de Louis XIV - Daniel Alcouffe - Edition Faton - 2008

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire