mercredi 26 août 2026

Sulpice Brizard dit l'ainé (1733- après 1805) , maître menuisier en 1762


Né vers 1733, cet artisan du bois est le fils de Pierre Brizard, marchand de vins à Versailles, demeurant en 1759 à Chouanville, paroisse de Mercoussis, et de feue Catherine Le Comte.
Son frère prénommé Pierre fut marchand de vin et cabaretier à Versailles, rue des Mauvais Garçons, paroisse Saint-Louis.
Il eut également un cousin germain menuisier prénommé Pierre (1737-1804), reçu maître en 1772, beau frère des menuisiers Nadal et Séné.

En 1759, il est cité comme compagnon menuisier en meubles à Paris, quartier de la Halle, Cour des Miracles, paroisse Saint-Sauveur. 
Ayant épousé en 1761 Marie-Geneviève Meunier (morte en 1796), fille de Jean-Baptiste, menuisier de son état, il acquiert la maîtrise le 13 février 1762, selon les conditions de faveur accordées aux gendres de maîtres.
Il en aura eu 8 enfants survivants sur 18, dont Philippe-Sulpice, associé dans l'atelier paternel en 1795 et Jean-Marie établi comme maître tapissier en 1796.

Son estampille
Il installa son atelier Rue de Clery vers 1765. En décembre 1781, il rachetait le stock de son confrère François Foliot. 
Il est toujours en activité en 1799 et cité dans l’Almanach du commerce.
Il meurt après 1805 ou il est dit âgé de 72 ans lorsqu'il demande son admission à l’hôpital des Incurables à Paris.

Sulpice Brizard fournit la Couronne dans les premières années du règne de Louis XVI, en particulier la reine marie Antoinette au travers de son garde-meuble privé.
Le Mobilier National conserve de lui de sobres chaises de service portant les marques royales de Saint-Cloud (vers 1788 ?) et de Fontainebleau.
Il apparaît également comme fournisseur du duc de Penthièvre, certains de ses sièges portant la marque au feu de chateauneuf sur Loire, ainsi que du prince de Vaudemont via son confrère le tapissier François Houdon.

Menuisier au style inventif, fin et raffiné, il évolua d’un style Louis XV sobre au Louis XVI le plus affirmé. Ses sièges transition et Louis XVI présentent des recherches formelles et décoratives très personnelles.
Des œuvres de ce menuisier sont conservées au Louvre, à Versailles, aux Musées des Arts décoratifs et Carnavalet (Paris), au Mobilier National entre autres institutions.

Sources :
Archives Nationales, Minutier central des notaires.
Familleparisiennes.org.
Les ébénistes du XVIIIe siècle... François de Salverte.
Le mobilier francais du XVIIIe siècle... Pierre Kjellberg.
Le mobilier français du XIXe siècle 1795-1889... Denise Ledoux-Lebard.

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